Si des vapeurs d’eau s’envolaient dans le vent, vers le firmament, encore une fois emporter à la volée comme un sourire d’été. Je suis heureux de vivre ce que je vis. Joyeux de ce qui passe dans ma vie. Mais ce que j’ai, ici, comme un ennui, lourd et atroce en ce vendredi, n’est pas ce que j’ai décidé de ce que je suis. Je n’ai besoin de rien, sinon que d’une main qui, doucement passe sur mon dos et ne sent pas vraiment mes os. Cette main sent, ce que j’ai en dedans, ce que j’ai bâti hier, que j’ai creusé à la petite cuillère. Et de jour en jour, mes doigts sentent l’amour, mes doigts sentent ton corps… encore. Et ton regard persan, ce regard innocent, celui que tu gardes pour moi, celui que tu conserves quand je ne suis pas là. J’ai beau m’imaginer, des rêves plus grands que la liberté, des rêves maintenant inanimés simplement parce que tu l’as décidé. Je ne me prive de rien, j’ai faim, je m’abreuve à la source, comme les racines poussent de souches. Et ton sourire saccadé ne sait pas vraiment ce que j’ai, un mystère, une amertume, tout ceci ne te laisse que dans la brume. Chaque matin, je me réveille bien, bien seul dans ce petit matin, bien seul parce que tu le veux bien. Et le temps passe, doucement brise ma carapace, j’ai grandi pour toi et il semble que cela ne te servira pas. Je garderai, en lieu caché, tout ce temps que j’ai toute cette passion inavouée. Et brèche en arbre, comme on ne sent que le vacarme, les yeux rivés sur ce que j’ai, je t’oublierai!
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